lundi 7 novembre 2011

Le risque et l'engagement

Les Grandes Jorasses en Juillet 2008, le Linceul visible à gauche de l'éperon Walker
photo: Morgan Baduel
     Les évènements qui se sont produit avec Olivier Sourzac (GHM) et Charlotte Demetz, dans le massif du Mt Blanc illustrent de nouveau la fragilité de l'Homme face à la Nature. La haute montagne est un lieu magnifique mais dénué d'humanité dans lequel nous luttons pour un but qui peut sembler absurde à beaucoup de gens.
     Les détracteurs de notre pratique ne percevront jamais la flamme qui nous anime et nous pousse vers les cimes; prétextant le coût et la mise en oeuvre des secours. Ils continuerons à prononcer leurs phrases stériles sans fondements sur ce milieu qui leur est étranger, mais s'exposer et s'engager nous appartient.
     Pour avoir parcouru la face nord des Grandes Jorasses cet automne, je peux affirmer que grimper en ces lieux relève du pèlerinage pour n'importe quel  alpiniste. Nous sommes dans les traces de ceux qui nous ont inspirés et fait rêver.

     Tous ces risques valent la peine d'être courus, même si plus l'envergure de la course est grande, plus l'erreur se paye cher. Pour les dangers objectifs il faut s'en remettre à la chance. Bien que la technique ait évolué, bien que les secours en altitude soient plus performants, il est des situations tragiques comme celle qu'ont vécut les deux alpinistes sur le versant italien des Grandes Jorasses où l'impuissance survient.

Mais il ne sert à rien d'haïr la montagne suite à ce drame.
"La montagne ne rejette pas l'homme, elle l'ignore. 
La montagne n'est pas surhumaine, elle est inhumaine." 
Jean Proal.
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RIP

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